Au Canada, la déclaration des allergènes prioritaires (noix, sésame, moutarde, sulfites, etc.) suit des règles très strictes.
Le piège : Traduire mot à mot une étiquette américaine ou européenne sans vérifier la liste canadienne des allergènes prioritaires.
La solution : Toujours valider la mention « Contient : » (Contains:) et s'assurer que les sous-ingrédients d'un produit importé sont entièrement détaillés.
Le piège : Omettre l'identifiant de lot ou utiliser un format de date de péremption non conforme (« Meilleur avant / Best before »).
Ce que dit la réglementation :
Numéro de lot : Exigé par l'ACIA (RSAC) pour la quasi-totalité des aliments préemballés, le code de lot est l'outil fondamental de traçabilité. En cas de contamination ou de problème de salubrité, il permet de cibler précisément le rappel de produit sans impacter toute la production.
Date de péremption : Obligatoire pour les aliments dont la durée de conservation est de 90 jours ou moins. Le format doit obligatoirement respecter l'ordre canadien bilingue (Année-Mois-Jour) accompagné des termes « Meilleur avant / Best before ».
Les règles canadiennes sur l'étiquetage nutritionnel ont connu des mises à jour majeures (tailles des portions, mise en valeur des sucres, pourcentages de valeur quotidienne).
Le piège : Utiliser des gabarits nutritionnels obsolètes ou copier-coller un format américain (Nutrition Facts).
La solution : Adapter le tableau au format canadien officiel (bilingue ou unilingue côte à côte) et appliquer la nouvelle règle de regroupement des sucres entre parenthèses dans la liste des ingrédients.
Lorsqu'un transformateur ou un importateur utilise une matière première composée (ex: une sauce, un mélange d'épices, du beurre), la réglementation exige de détailler ce qu'elle contient.
Le piège : Inscrire simplement « Sauce soja » ou « Épices » dans la liste des ingrédients sans déclarer leurs composants respectifs.
La solution : Exiger la fiche technique complète de vos fournisseurs pour déclarer chaque sous-ingrédient et repérer d'éventuels allergènes cachés.
Le marché québécois et canadien exige un étiquetage bilingue (français et anglais) avec un traitement équitable des deux langues.
Le piège : Donner une prédominance visuelle à l'anglais ou oublier de traduire la dénomination usuelle du produit, le mode de conservation ou les mentions d'origine.
La solution : S'assurer que le nom du produit, la liste d'ingrédients et le tableau nutritionnel présentent des caractères de taille et de lisibilité égales dans les deux langues.
Utiliser des termes comme « Réduit en sucre », « Source de fibres » ou « Naturel » est très encadré par la loi.
Le piège : Ajouter des mentions marketing attrayantes sur l'emballage sans vérifier si le produit respecte les seuils réglementaires précis de Santé Canada.
La solution : Valider scientifiquement et légalement chaque allégation avant d'envoyer vos étiquettes à l'imprimerie.
Le piège : Se contenter d'indiquer un site web, une page Web ou un nom de ville sans préciser la raison sociale et l'adresse physique complète.
Ce que dit la réglementation : L'étiquette doit clairement identifier le nom et le lieu d'affaires du responsable (fabricant ou distributeur). Pour un produit importé, la mention « Importé par / Imported by » accompagnée des coordonnées de l'importateur canadien est obligatoire afin de garantir la responsabilité légale du produit sur le territoire.
Que vous lanciez un nouveau produit local ou que vous importiez une gamme de produits au Québec, une simple révision préventive vous évite des milliers de dollars en réimpression.